28 août : Fête de Saint-Augustin et fête patronale de la communauté des Augustines

28 août : Fête de Saint-Augustin et fête patronale de la communauté des Augustines

28 août : Fête de Saint-Augustin et fête patronale de la communauté des Augustines

Nous savons que la congrégation des Augustines d’aujourd’hui a des racines très lointaines qui les lient à Saint-Augustin.

Saint-Augustin est aujourd’hui un des Pères de l’Église. Il vécut autour des 4e et 5e siècles et fut un des grand théologien et penseur des débuts du christianisme.

Les premières traces écrites que nous avons de la présence des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus de l’Ordre de Saint-Augustin se trouve vers l’an 1055 à Dieppe en France.

« Les archives anciennes du Monastère de Dieppe étant disparues ou brulées au cours des guerres et des révolutions, on n’a pu en découvrir davantage sur la provenance des Sœurs de Dieppe. »

Toutefois, il convient d’ajouter que les historiens de la vie religieuse retracent des Augustines Hospitalières dès les siècles qui ont suivi saint Augustin, et cela, à Jérusalem et en divers endroits de France, d’Espagne et d’ailleurs. Pour n’en citer qu’un, nous savons que l’Hôtel-Dieu de Reims fut fondé au Ve siècle par l’Évêque saint Rémi et qu’il y avait des Augustines présentes au baptême de Clovis; cela est attesté par les registres encore existants à la cathédrale de Reims. »[1]

Ainsi, Catherine de Longpré, qui reçut le nom de saint-Augustin lors du début de son noviciat, connaissait bien ce saint dont sa communauté vivait la règle et l’esprit.

On ne sait pas si elle choisit elle-même ce nom ou si c’est la communauté qui lui donna.

Il demeure qu’elle avait certainement une certaine dévotion envers ce saint tel que quelques passages de sa biographie nous le démontre.

Il est un passage particulier de son enfance, où des personnes malfaisantes qui avaient la peste sont venu à la maison où elle demeurait dans le dessein avoué de donner la maladie par esprit de vengeance. C’était le jour de saint Augustin.  « Elle leur fut porter l'aumône; & en même temps ces malheureux l'ayant approché, l'un d'eux lui souffla sur le visage; ce que cette petite ayant aperçue, craignant que ce ne fussent quelques Sorciers, en ayant déjà entendu parler; elle se recommanda fortement à saint Augustin, auquel même elle avait quelque dévotion; & ainsi elle fut préservée. Ce que je viens de dire fut avéré par un de la troupe en mourant. »[2]

 

[1] Notes et documents historiques. La Fédération des Augustines de la miséricorde de Jésus au Canada. 1974. p. 9

[2] Paul RAGUENEAU, Vie de la Mère Catherine de Saint-Augustin, 1671. p.30


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